Localisation : Lieu dit « Les Héraults » à Sepmes (Sud Touraine)
Patrimoine : 20 ha de terres agricoles au cœur du terroir de l’AOC Sainte Maure de Touraine
Productions : fromages de chèvres de type Sainte Maure de Touraine et yaourts en agriculture biologique
Porteurs du projet : Sébastien BEAURY et Claire PROUST
Mode de commercialisation : en circuits courts, dans les magasins biologiques de Tours, Blois Châtellerault et Monts, et aux AMAP d’Indre-et-Loire – AMAP Bio en Brenne, vente directe, marché paysan du village de Sepmes
Partenaires impliqués : AMAP Bio en Brenne, AMAP de Ste Maure, la NEF, le Crédit Coopératif, Réseau Inpact 37, ADEAR 37, citoyens et membres du comité de soutien local
Coût de l’opération : l’acquisition s’élève à 86.000 €
Date de l’acquisition : juin 2009

En 2006, Sébastien a décidé d’opérer une conversion professionnelle pour devenir éleveur caprin et fromager. A 37 ans il décide de se former pour devenir exploitant agricole et entrer dans le parcours destiné à favoriser l’installation des jeunes agriculteurs avant ses 40 ans. Au cours de sa formation en lycée agricole, il effectue tous ses stages chez un éleveur caprin et fromager bio, puis il obtient le BP REA (responsable d’exploitation agricole). Il trouve ensuite un emploi d’ouvrier agricole dans un élevage caprin qu’il quittera quelques mois plus tard pour venir habiter à Sainte Maure de Touraine.
Il aura fallu 2 ans de recherches, de négociations, un déménagement de toute la famille avec les 4 enfants, et une mutation professionnelle de Claire, sa femme, pour qu’enfin ils trouvent une ferme à acheter. Une ferme avec 22 hectares d’un seul tenant autour des bâtiments, un hangar à transformer en chèvrerie, une grange pour accueillir la salle de traite et la fromagerie, et une longère pour la maison et les ateliers pédagogiques. Sébastien est entré en contact avec la Foncière Terre de liens pour que les 20 hectares soient achetés grâce à l’épargne solidaire. Le premier appel adressé à leur réseau par Claire et Sébastien a permis de réunir des promesses d’épargne à hauteur de 58% du coût du projet.
Ces terres serviront à produire l’alimentation fourragère des chèvres et seront exploitées en pâturages et en coupe de foin pour l’hiver. Elles seront formées de plusieurs espèces associant graminées et légumineuses, et conduites en agriculture biologique.