Localisation : Nord-Pas-de-Calais
Patrimoine : acquisition de 4,44 hectares de terres (sur 52ha cultivés)
Productions : blé et triticale. Terres en rotation cultivées en agriculture biologique depuis 1998
Porteur du projet : François Théry
Mode de commercialisation : circuits-courts et coopératives
Nombre d’actionnaires soutenant l’acquisition : 49 personnes ou associations
Partenaires impliqués : association CEDAPAS
Coût de l’opération : 18 200 €.
Contact : npdc chez terredeliens point org
François THÉRY est agriculteur depuis 15 ans. Il débute en grandes cultures céréalières conventionnelles en GAEC sur 110 hectares. Il décide de passer en agriculture biologique en 1998.
Aujourd’hui seul sur 52 hectares, il cultive la totalité en agriculture
biologique : 6 ha de protéagineux, 30 ha de blé-avoine, 7 ha d’herbe
(luzerne), 4,5 ha de pommes de terre, 2 ha de racines d’endives, 2,5 ha de
chicorée à café.
François est président du CEDAPAS (Centre d’Etudes pour le Développement d’une Agriculture Plus Autonome et Solidaire). Il a souhaité élargir sa démarche à la question de la propriété foncière et la pérennisation de la production : souhait à long terme de préserver ses terres en agriculture biologique, d’assurer la transmission et les sortir du marché spéculatif. Le souhait de François est de pérenniser la ferme et d’ouvrir l’activité à un deuxième emploi pour assurer la transmission en agriculture biologique, voire installer plusieurs agriculteurs (maraîchage, atelier viande, ...) dans le but de créer une synergie agronomique et commerciale.
Aujourd’hui, un de ses propriétaires souhaite vendre une partie des terres. Dans de nombreux cas de ventes, le locataire achète de peur de perdre le droit de la cultiver ou par satisfaction de devenir propriétaire (spéculation sur le long terme). Ceci alourdit alors l’endettement et justifie souvent la fuite en avant dans l’intensification. François fait le choix de ne pas devenir propriétaire et de préserver ses marges de manoeuvre financières pour vivre de son travail et investir dans l’amélioration de ses pratiques de production.
Il s’agit d’une première étape dans l’achat des terres exploitées par François Théry par la Foncière. L’objectif est de constituer progressivement une entité viable et transmissible. En optant pour une acquisition collective, il fait un choix de raison (donner plus de chance au projet de réussir économiquement), et un choix de conviction : cette ferme sera consacrée à une agriculture respectueuse de l’environnement et permettra l’installation d’autres paysans après lui.
