Les Sociétés Civiles Immobilières et les Groupements Fonciers Agricoles ont en commun quatre limites qui ont conduit à la création de la Foncière Terre de Liens :
Une faible mobilité du capital. A la création des SCI ou des GFA, l’enthousiasme et le dynamisme local permettent de trouver des apporteurs de parts. Mais 20 ans après, il est plus difficile de trouver de nouveaux sociétaires. De nombreuses structures sont aujourd’hui en difficultés face aux départ des anciens associés qui ont besoin d’argent, ou d’héritiers qui n’ont pas les mêmes motivations que leurs parents...
Un cercle restreint d’associés Les SCI et les GFA n’ont pas le droit de faire appel public à épargne. La recherche d’associés est donc limitée au cercle des parents, des amis, des voisins. Sur un même territoire, le nombre de militants capables d’investir dans du foncier est trop limité.
Une gestion lourde dans la durée. Pour chaque SCI ou GFA, il faut une comptabilité, des AG, des courriers... Au début, il se trouve toujours des militants pour assumer ces tâches, mais au bout de quelques années, les bénévoles s’essouflent, les comptes ne sont plus tenus, les liens se distendent, fragilisant les structures.
Des risques illimités Les associés d’une SCI ou d’u GFA sont indéfiniment responsables des dettes de la société. En cas de dettes non recouvrées, les créanciers peuvent demander aux associés de rembourser sur leurs biens propres.